ADN: La vapoteuse est aussi dangereuse que la cigarette / DNA: E-cigarettes are as harmful as cigarettes

Par Jean-Benoit Legault avec commentaires du Dr Nicholas Chadi, la Presse canadienne, publié sur Noovo info, le 22 février 2023.

Le vapotage endommage l’ADN des cellules de la bouche autant que le fait le tabagisme, prévient une nouvelle étude américaine.

Les chercheurs de la faculté de médecine Keck de l’université Southern California ont également constaté que, parmi les usagers qui vapotent exclusivement, certains dispositifs et arômes causent des dommages plus importants que d’autres.

Ces résultats déboulonnent un peu plus le mythe du vapotage en tant qu’alternative sécuritaire à la cigarette, considère le docteur Nicholas Chadi, qui est pédiatre et clinicien-chercheur spécialisé en médecine de l’adolescence et toxicomanie au CHU Sainte-Justine.

«On est en train de démontrer que pour les cellules plus spécifiques de la bouche, il y a des risques quand même assez similaires entre la fumée de cigarette puis l’aérosol de vapotage, a-t-il dit. Et ça, c’est quand même intéressant parce qu’on a souvent tendance à dire que le vapotage est tellement moins nocif, tellement plus sécuritaire que la fumée de cigarette.» (Article complet)

Climate change contributing to harmful substance use / Les changements climatiques contribuent à l’utilisation problématique de substances

By Francis Vergunst, Helen Berry, Kelton Minor and Nicholas Chadi, published in Healthy Debate, February 14, 2023

The pace and extent of climate change means that weather-related disasters are constantly happening somewhere in the world. Last year, the U.S. experienced devastating wildfires; Europe suffered record-breaking heatwaves, killing more than 20,000 people; and Australia entered its fourth back-to-back La Niña, leaving thousands homeless from floods.

Such disasters spawn blanketing stress and take a toll on mental health and wellbeing. People try their best to cope and, sometimes, coping means seeking new or increased comfort and escape in alcohol, tobacco, nonmedical prescription drug use or other psychoactive substances.

The inability to cope with the effects of worsening weather-related disasters is just one of many roads connecting climate change to harmful substance use. In a study published in Perspectives on Psychological Science, we map out these main roads and backroads to show how climate change can increase the risk of harmful substance use and make people more vulnerable to relapse.

Substance-use disorders already have enormous costs for individuals and society. They disrupt education and employment; increase accidents and crime; undermine social relationships and family functioning; and contribute to more than 16 million deaths each year. And many more people use substances at harmful levels that do not meet criteria for formal disorders. (Full article)

Une transition médicale pour devenir fille ou garçon, comment ça se passe ? / A medical transition to become a girl or a boy, how does it work ?

Par Marie-Hélène Proulx avec commentaires du Dr Nicholas Chadi, L’Actualité, 1er février 2023

Beaucoup de mythes et de désinformation circulent au sujet de ce processus méconnu. Voici de quelle manière il est réellement encadré au Québec.

Il n’y a pas de parcours classique de transition (certains privilégient plutôt l’expression « parcours d’affirmation de genre »). Tous les cas sont uniques et les soins sont adaptés aux besoins de chacun, insistent les deux directeurs de la clinique de diversité du genre du CHU Sainte-Justine, le pédiatre Nicholas Chadi et la pédiatre endocrinologue Lyne Chiniara. 

Ce service consacré à la santé des jeunes trans et non binaires, l’un des seuls au Québec, accueille majoritairement des adolescents aux prises avec une dysphorie de genre importante. Souvent, on leur prescrit d’abord des agonistes GnRH, ou bloqueurs d’hormones, qui stoppent le processus de puberté ― les menstruations cessent et la mue de la voix est mise sur pause, entre autres. (…)

Les hormones sexuelles, soit l’œstrogène et la testostérone, sont prescrites à des jeunes ayant « la maturité d’en comprendre l’incidence », précise Nicholas Chadi, car contrairement aux bloqueurs pubertaires, elles induisent certains changements qui sont permanents — la pilosité, la mue de la voix, l’augmentation de la taille du clitoris, entre autres. Les hormones pourraient aussi compromettre la fertilité, selon des études en cours, si bien que les patients sont invités à préserver du sperme ou des ovules. On préconise une évaluation psychosociale en profondeur avant le début du traitement. (Article complet)

Réinventer le genre / Reinventing gender

Par Marie-Hélène Proulx avec commentaires du Dr Nicholas Chadi, L’Actualité, 1er février 2023

De plus en plus d’enfants et d’adolescents se définissent autrement que comme garçon ou fille. Un phénomène encore mal connu qui ébranle les parents et la société. (…)

Au CHU Sainte-Justine, les demandes de consultation à la clinique de diversité du genre ont aussi « monté en flèche », observe le pédiatre Nicholas Chadi, qui a cofondé ce service en 2019 avec l’endocrinologue Lyne Chiniara, afin de pallier le manque de ressources. Les jeunes trans et non binaires y sont pris en charge par une équipe composée entre autres de psychologues, de travailleurs sociaux, de médecins et de psychiatres. Nicholas Chadi estime recevoir chaque mois de 25 à 30 recommandations de patients de la part de médecins ou d’infirmières ; les délais d’attente s’élèvent maintenant à un an. 

Même si l’établissement accueille des enfants dès l’âge de huit ans, la plupart se présentent pour la première fois à l’adolescence, sans avoir nécessairement manifesté de la « dysphorie de genre » dans le passé (ce terme médical désigne la détresse que peut provoquer le sentiment de discordance entre le sexe à la naissance et l’identité ressentie). La tendance s’observe dans toutes les cliniques spécialisées en Amérique du Nord. (Article complet)

Website Powered by WordPress.com.

Up ↑