Il faut faciliter, et non compliquer le changement de la mention de sexe pour les personnes trans/We need to faciliate, not complicate changes in the mention of sex for trans persons

Par Annie Pullen Sansfaçon, Denise Medico, Julie Christine Cotton, Kévin Lavoie et Nicholas Chadi, La Conversation Canada, 29 octobre 2021.

Le 21 octobre, le ministre de la Justice du Québec, Simon Jolin-Barrette, a déposé le projet de loi 2 visant à amorcer une réforme attendue du droit de la famille au Québec.

Cette réforme encadre notamment la présomption de paternité chez les conjoints de faits, la gestation pour autrui et une réponse au jugement Moore relativement aux parents trans et à leurs droits de s’identifier comme parent, de même qu’à la facilité par laquelle une personne trans peut obtenir un changement de mention du sexe qui représente son identité authentique.

Ce projet de loi propose d’introduire un marqueur d’identité de genre au certificat de naissance, et de réintroduire la nécessité de chirurgies pour obtenir un changement de la mention du sexe.

Depuis sa publication, de nombreux groupes de personnes concernées et d’organismes communautaires ont dénoncé certaines dispositions du projet de loi 2 touchant directement aux droits des personnes trans et non-binaires. Le ministre Jolin-Barette a depuis réagi et a dit vouloir prendre acte des critiques.

Nous sommes un groupe de chercheurs membres de l’Équipe de recherche FQRSC sur les jeunes trans et leurs familles, et de la Chaire de recherche du Canada sur les enfants transgenres et leurs familles. Nos expertises touchent à la médecine de l’adolescence, à la sexologie et la psychologie, à la santé communautaire et au travail social. Notre expertise nous permet d’affirmer que les nouvelles dispositions incluses dans le projet de réforme de la loi 2 risquent d’entraîner des conséquences graves sur le plan de la santé mentale de ces jeunes, et d’aggraver leur niveau de détresse, qui est déjà important.(Article complet)

Des organismes partent en guerre contre le vapotage/Organizations are going to war against vaping

Radio Canada, le 4 octobre 2021, avec commentaires du Dr Nicholas Chadi

Le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS) s’inquiète de la popularité grandissante du vapotage chez les jeunes et des effets néfastes que cette pratique peut avoir sur leur santé et leur parcours scolaire.

L’organisme rapporte qu’un jeune sur trois à la fin du secondaire vapote, soit cinq fois plus que le nombre de jeunes qui fumaient il y a 10 ans. À cette époque, ils étaient seulement 4 % à fumer la cigarette.

Les produits de vapotage sont beaucoup plus populaires chez les adolescents, les jeunes adultes, dont la majorité ne sont pas fumeurs, a noté Nicholas Chadi, pédiatre et clinicien-chercheur spécialisé en médecine de l’adolescence et toxicomanie au CHU Sainte-Justine, en entrevue à l’émission En direct.

Le Dr Chadi a précisé que ce n’est pas de la vapeur d’eau qui s’échappe de la vapoteuse, mais un aérosol qui en contient et dans lequel on retrouve également des particules fines de produits toxiques et de métaux lourds qui vont se déposer dans les poumons. Article complet

Psychostimulants – Adultes cherchent Ritalin/Psychostimulants – Adults looking for Ritalin

Par Katia Gagnon, La Presse, avec commentaires du Dr Nicholas Chadi, 13 septembre 2021

Quatre minutes. C’est tout ce qu’il a fallu à notre journaliste, qui simulait des symptômes du TDAH, pour repartir d’une clinique avec une ordonnance d’amphétamines. Au Québec, une ordonnance sur deux de psychostimulants est maintenant destinée à une personne majeure. Et chez les jeunes adultes, l’attrait est fort pour ces médicaments, qui sont perçus comme de véritables pilules de la performance. […]

« Certains diagnostics sont faits vite avec peu d’outils. Ça devrait être un signe de prudence », estime le pédiatre et chercheur Nicholas Chadi, spécialiste en médecine de l’adolescence. Mais le TDAH n’est pas facile à diagnostiquer, souligne-t-il. « On a souvent besoin de ressources qui ne sont pas toujours présentes. » […]

« Les jeunes voient souvent ça comme une baguette magique qui permet de bien performer », résume le pédiatre Nicholas Chadi. Ce qui, dans la réalité, est complètement faux, ajoute-t-il dans la foulée. La consommation de psychostimulants peut créer des problèmes de dépendance, d’appétit, de sommeil, d’anxiété. À forte dose, cela peut même mener à des problèmes de santé très sérieux : l’histoire tragique de Richard Fee, mort en 2011 à l’âge de 24 ans après être devenu accro à l’Adderall, a fait les manchettes aux États-Unis. […] Article complet

Troubles alimentaires durant la pandémie « Je ne me reconnaissais plus »/Eating disorders during the pandemic “I couldn’t recognize myself”

Par Alice Girard-Bossé, La Presse, avec commentaires de Dr Nicholas Chadi, publié le 7 septembre 2021

La pandémie a fait exploser le nombre de troubles alimentaires, révèle une nouvelle étude. Des adolescentes témoignent à La Presse de la détresse qu’elles ont dû combattre dans les derniers mois.

« Ça a commencé en mai 2020. Au début, je me levais tôt et je me donnais comme défi de ne pas manger jusqu’à 13 h 30. J’en avais parlé à une travailleuse sociale, mais elle n’avait pas semblé faire de cas avec ça, donc je me suis dit que ce n’était pas grand-chose », s’est remémoré Justine Fortin, 16 ans. Dans les mois qui ont suivi, ses défis sont devenus plus intenses. « Je m’empêchais de manger jusqu’à 17 h. Je ne comprenais pas trop pourquoi je faisais ça et je n’en parlais à personne, parce que, pour moi, ce n’était pas dramatique. » […]

« On a observé une augmentation marquée, après le début de la pandémie, de la proportion de toutes les visites qui étaient liées à la santé mentale et on a vu une augmentation des visites, surtout pour les troubles alimentaires », a indiqué le Dr Nicholas Chadi, pédiatre, chercheur spécialisé en toxicomanie et médecine de l’adolescence. Article complet

La pandémie a été particulièrement dure pour les ados souffrant de troubles alimentaires/The pandemic has been particularly difficult for teens with eating disorders

Par Jean-François Cliche, Le Soleil, avec commentaires du Dr Nicholas Chadi, 3 septembre 2021

Cela fait plus d’un an que l’on craint que le stress de la pandémie et de la distanciation sociale finisse par peser sur la santé mentale des jeunes. Et des chercheurs montréalais viennent d’identifier un groupe pour qui les 18 derniers mois ont été particulièrement difficiles : les ados souffrant de troubles alimentaires (anorexie, boulimie, etc.).

Une équipe dirigée par Drs Nicholas Chadi et Olivier Drouin, tous deux rattachés à l’Université de Montréal, a compté les visites à l’urgence causées par des troubles de santé mentale chez les 12-17 ans pendant toute l’année 2020 au CHU Sainte-Justine et à l’Hôpital pour enfants de Montréal. Leurs résultats ont été publiés récemment dans le Journal of Adolescent Health. Comme d’autres études, ils ont observé une forte baisse des visites au printemps 2020 (entre 40 et 70 %), suivie d’une hausse marquée. Pendant la deuxième moitié de 2020, le nombre de consultations aux urgences psychiatriques par des ados s’est maintenu légèrement, mais continuellement au-dessus de la moyenne des années 2018-2019 (autour de 10 à 20 % de plus, ça variait d’un mois à l’autre), mais l’écart était dans l’ensemble trop faible pour être significatif d’un point de vue statistique.

Or pour les visites à l’urgence causées par des troubles alimentaires, la hausse fut spectaculaire : 62 % de plus que la moyenne, ce qui est très significatif. «On a continué à collecter des données pour voir ce qui se passe en 2021, et pour les six premiers mois de cette année, la tendance se maintient, avec encore une fois une grosse augmentation pour les troubles alimentaires», a ajouté Dr Chadi, qui est le premier auteur de l’étude, lors d’une entrevue. Article complet

Ontario: 10% des jeunes admettent conduire après avoir consommé du cannabis/Ontario: 10% of youth admit that they drive after using cannabis

Par Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne, avec commentaires du Dr Nicholas Chadi, 22 juin 2021

Dix pour cent des jeunes Ontariens admettent avoir déjà pris le volant dans l’heure qui a suivi leur consommation de cannabis. Les garçons, les jeunes qui conduisent de manière imprudente, ceux qui ont déjà texté au volant et ceux qui ont déjà conduit après avoir consommé de l’alcool étaient les plus susceptibles de conduire après avoir consommé du cannabis. (…)

«Presque tout le monde va me dire que c’est bien moins pire de conduire après avoir fumé qu’après avoir pris de l’alcool, a commenté le docteur Nicholas Chadi, un pédiatre du CHU Sainte-Justine qui côtoie quotidiennement des jeunes aux prises avec des problèmes de toxicomanie ou de santé mentale. La banalisation, je la vois absolument et ça peut mener à un faux sentiment de sécurité.»

Les jeunes, ajoute-t-il, lui disent souvent que fumer de la marijuana va les détendre, ce qui fera d’eux, croient-ils, des conducteurs plus prudents et plus patients. «Il y a des perceptions à aller chercher et corriger parce que ça a été démontré qu’il y a une corrélation très sérieuse entre une augmentation du risque d’accidents de la route et la consommation de cannabis», a-t-il prévenu. Article complet

Adolescence et pandémie: À la recherche du temps perdu / Adolescence and the pandemic: Catching up for lost time

Par Catherine Handfield, La Presse, avec commentaires du Dr Nicholas Chadi, 14 juin 2021

Pendant 15 mois de pandémie, les adolescents n’ont pu vivre pleinement leur vie d’adolescent. Qu’est-ce qui leur a manqué ? Comment ont-ils changé ? Et qu’est-ce qu’ils veulent faire, maintenant que la société rouvre enfin ? On donne la parole à des adolescents et à deux médecins qui travaillent avec eux.

(…) Le Dr Nicholas Chadi, pédiatre clinicien et chercheur spécialisé en médecine de l’adolescence au CHU Sainte-Justine, souligne à quel point l’adolescence est une période chargée, une période charnière, tant sur le plan du développement du cerveau que sur celui de la découverte et de la consolidation de son identité.

Et pendant cette pandémie, ce qui est le plus marquant chez les adolescents, probablement de façon plus importante que la peur liée à la COVID-19, dit-il, « c’est la perte de socialisation, du réseau de soutien, des activités de la vie normale qui sont nécessaires et importantes pour le développement de l’adolescent et de l’adolescente, tant sur le plan psychologique qu’émotionnel ». Article complet

Interdire les saveurs dans les produits de vapotage pour réduire la consommation chez les jeunes (Banning flavours in vaping products to reduce youth use)

Par Alexia Martel-Desjardins, Radio Canada, avec commentaires de Nicholas Chadi

Au Québec, le vapotage serait au moins trois fois plus populaire chez les jeunes de 15 à 17 ans que chez les adultes. La Coalition québécoise pour le contrôle du tabac souhaite que le gouvernement implante un cadre réglementaire plus strict pour contrer le vapotage chez les jeunes. […]

Le Dr Nicholas Chadi, pédiatre et clinicien chercheur au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, rapporte que les saveurs sont un des principaux facteurs qui attirent les jeunes vers la vapoteuse.

On a démontré avec de grands sondages canadiens et américains que les saveurs sont une des principales raisons. Ça rend les produits plus attrayants. Ça amène une expérience d’utilisation qui peut être plus plaisante pour les jeunes et on sait que les produits fruités ou à saveur sucrée sont très populaires chez les jeunes,” indique-t-il. (Article complet)

Produits dérivés du cannabis : Bond des intoxications chez les jeunes, des pédiatres inquiets (Cannabis-based products: Increase in intoxications among youth, pediatricians concerned)

Par Jadrino Huot, TVA Nouvelles, 20 mai, 2021, avec commentaires de Dr. Nicholas Chadi

Le nombre d’enfants et d’adolescents qui s’intoxiquent avec des produits du cannabis est en forte hausse depuis le début de la pandémie, ce qui inquiète grandement des pédiatres spécialisés en toxicomanie. Le Centre antipoison du Québec a observé une hausse de 44 % des intoxications liées aux produits dérivés du cannabis du 1er avril 2020 au 31 mars 2021, comparativement à 452 un an plus tôt. Plus du tiers de ces signalements concernent des enfants ou des adolescents. Qui plus est, près d’un cas sur dix affecte des bambins de moins de cinq ans.

Des pédiatres sonnent donc l’alarme quant aux dangers d’une consommation même minime de produits dérivés du cannabis chez les enfants et adolescents. Bien que les hospitalisations soient rares, les risques de développer des problèmes de santé chroniques à court, moyen ou long termes sont, eux, bien réels.

«Une seule consommation peut mener à des symptômes de psychose ou de paranoïa pouvant durer de plusieurs jours à plusieurs mois, sans parler des risques de surdose chez les plus jeunes et de dépendance chez les plus vieux, encore plus qu’avec la cigarette», explique le Dr Nicholas Chadi, pédiatre spécialisé en toxicomanie au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, à Montréal. (Article complet)

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