Un reportage de Jean-Benoit Legault, La presse canadienne, publié dans l’Actualité, avec commentaires du Dr Nicholas Chadi, 8 octobre 2026
Les taux d’expositions intentionnelles à des substances toxiques en milieu scolaire signalés aux centres antipoison américains ont bondi entre 2000 et 2024 chez les enfants de 6 à 13 ans, rapporte une nouvelle étude.
La même étude révèle que les élèves plus âgés ont continué à présenter les taux les plus élevés de complications médicales graves et d’hospitalisations.
«C’est sûr que ce qui se passe aux États-Unis, puis ce qui se passe au Canada, c’est très souvent quand même assez similaire au niveau de l’utilisation de substances, au niveau des intoxications, des surdoses, a dit le docteur Nicholas Chadi, un spécialiste de la médecine de l’adolescence et chercheur spécialisé en toxicomanie au CHU Sainte-Justine.
«Sur le terrain, clairement, des cas d’intoxication ou d’empoisonnement liés à des médicaments, à des substances pharmaceutiques, on voit ça de façon quotidienne dans des urgences pédiatriques, comme à Sainte-Justine.» (…)
Le docteur Chadi voit (…) un parallèle possible entre une hausse des intoxications et une détérioration de la santé mentale des jeunes depuis plusieurs années, particulièrement en lien avec les réseaux sociaux.
Si on étudie la période 2000-2025, a-t-il dit, un phénomène «très marquant» à l’échelle de la société et de la population, «c’est l’émergence des réseaux sociaux et le temps que les jeunes y passent». Il s’inquiète entre autres des «défis» qui peuvent devenir viraux sur des plateformes comme TikTok.
«L’information à laquelle les jeunes ont accès est très différente maintenant qu’elle l’était il y a 25 ans, a commenté le docteur Chadi. Ça peut faire très vite boule de neige sur les médias sociaux (…) et ça peut certainement mener à des présentations comme ça, des appels aux centres antipoison, parce que des jeunes vont peut-être même le faire à l’école.» Article complet

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