Par Florence Morin-Martel, Le Devoir, avec commentaires du Dr Nicholas Chadi, le 5 novembre 2026
Afin de dépister la violence, les pédiatres devraient systématiquement parler à leurs patients adolescents de ce que sont des relations intimes saines, recommande désormais la Société canadienne de pédiatrie.
Ces médecins devraient aborder le sujet avec leurs patients dès l’âge de 11 ans, estime l’association de professionnels. Et pas besoin d’attendre de voir des signes de violence pour amorcer la conversation, souligne le Dr Nicholas Chadi, pédiatre et clinicien-chercheur spécialisé en médecine de l’adolescence au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine.
« L’idée, c’est d’avoir une discussion sur ce que c’est de se sentir respecté [dans une relation], mais aussi qu’est-ce qui pourrait représenter une forme de violence pour laquelle on devrait avoir besoin d’aide », explique-t-il.
À l’heure actuelle, les pédiatres n’ont pas nécessairement le réflexe d’aborder ces questions, reconnaît-il, « et ce n’est pas ancré dans leurs programmes de formation ».
La Société canadienne de pédiatrie publie donc ce jeudi un « point de pratique », soit un document qui contient des conseils et des recommandations pour ses membres au sujet de la violence dans les relations intimes chez les ados. Les futurs pédiatres, tout comme ceux qui exercent déjà, devraient ensuite intégrer rapidement ces recommandations, explique le Dr Chadi, qui est aussi porte-parole de cette association de professionnels. (…) Article complet

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